Qui est Jean-Marc Bullot

Né le 13 mars 1955 à Marseille

2004 : Premières activités potières en en autodidacte. "Spontanément mon choix s’est porté sur le grès. J’aime la densité de la matière, les hautes températures et la maîtrise du four clé de la création."  

2005 : Contacts avec un ami Jean-Pierre Michel céramiste à Apt pour parfaire ma technique d’émaillage.

2006 : Installation en  dans mon petit atelier actuel sis au 1 route de Corbeil 91250 Tigery.

 

Entre cette même année dans l’association  « Le Bonheur est dans le Pot » dont la vocation est l’organisation de marchés potiers principalement en Essonne.

Production de poteries utilitaires ou décoratives. Mais je me consacre de plus en plus à la conception de pièce d’art unique dans deux univers diamétralement opposés. D’une part, mes « Nébullots »,  qui sont le support de mes recherches de couvertes haute température (brillance, richesse, sophistication et couleurs) et d’autre part, mes sculptures-disques de grès noir associé à la porcelaine (matité, rugosité, simplicité, « non couleur »). Ces deux univers se rapprochent pourtant par la forme ronde ou circulaire qui évoque des corps célestes.

Art difficile, contraignant et pourtant exaltant, la terre est une école de patience et d’humilité, car rien n’est jamais acquis, ni jamais atteint. En grès, tout objet fabriqué devient pérenne et cela  permet de relativiser la vie et le temps qui passe… 

 Mes projets futurs « ambitieux » : peindre sur support de grès afin que la céramique accède au rang d’art majeur. Je peins cependant aujourd’hui sur toile à mes heures dans un besoin impérieux.

 

?La terre, c'est comme un aimant, elle attire les êtres comme des particules. Ceux qui s'en approchent de trop près peuvent se perdre. Certains disent être « entrés en terre ». C'est un peu ça, elle vous attire, vous captive, et pourrait  même devenir une drogue.

Mon besoin de communiquer avec le monde a trouvé naturellement dans l'argile son médium, très tactile et très sensuel. Je peux concrétiser  formes  et idées  quasi immédiatement et j'adore cette « spontanéité » (relative) d'écriture. Je suis toujours surpris du niveau de sophistication et de difficulté que nous pouvons trouver dans un élément aussi simple et ordinaire que l'argile, pour moi mon attirance pour la terre est peut-être là, se dépasser, rechercher l'impossible. Il me revient un vers de Lamartine «Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux »  (à méditer) ?

 

Jean-Marc BULLOT